USA et Abolitionnisme
Iran et peine de mort
Théâtre
Isabelle
Assante
Isabelle
Assante, Article
5,
Mississauga,
AnthropoMare, 2006, 18.50$CDN;
Données
Catalogue : ASSANTE
Isabelle, SABLE Georgette, 2006, Article 5,
ISBN
2-923072-08-1
ARTICLE
5©
:
Pièce (dramatique en plusieurs tableaux) dont l’action
peut être contemporaine ou replacée au 20e
siècle. Assante en a écrit le corpus et l’a traduite
du français vers l’anglais alors que Sable y a ajouté,
avec l’assentiment de cette première, quelques points
scéniques et des réparties. Le chanteur et poète
français G. Moustaki a bien voulu, généreusement,
prêter quelques paroles de l’une de ses chansons pour
les intégrer au texte de la pièce.
AnthropoMare
a ajouté à l’ouvrage l’intitulé de l’article 5
(Assemblée Générale des Nations Unies, 1948) auquel les
USA, et d’autres pays, paraissent bien et toujours
contrevenir. À cet appui, deux articles du The Lancet
ont été traduits et insérés, ainsi que des extraits d’un
article du journal Le Monde et un autre du Los
Angeles Times pour la
version
anglaise.
ARTICLE 5 est plus que le texte d’une pièce,
véritablement un ouvrage à part entière, prouvant, une
fois encore si besoin était, que le théâtre est ici
dans son temps, avec son temps, question du temps et
–pourquoi pas- question de temps.
PRÉSENTATION
: S’il
y est question du Monde et de plusieurs continents, l’action
véritable des tableaux se déroule aux États Unis. Le
thème est celui de la peine de mort autant passée qu’actuelle.
Qui est coupable, qui pourrait ne pas l’être, qui a des
circonstances atténuantes, qui n’en a pas, qui a eu un
bon avocat, qui n’en a pas eu, sont des questions
soulevées au travers des personnages et de la mise en
scène des différents tableaux. Outre ces points pourtant
déjà cardinaux, est posée une autre question, celle de
la mise à mort et de la certitude que certains en ont qu’elle
se fait « aujourd’hui » de façon humaine,
sinon presque humaniste [sic !]. La pièce rappelle
la mort de l’éléphante Topsy dont l’électrocution
filmée était sensée, par un curieux détournement de l’histoire
des sciences et de l’économie (une course entre le
courant alternatif et le courant continu), édifier foules
et décideurs politiques et, finalement, les convaincre
que la mort par électrocution était la technologie la
plus… humaine pour exécuter les condamnés. La pièce
nous détrompe là-dessus, comme pour la mort par
injection. Il n’y a pas de « meilleure façon »
de tuer un « Homme », il n’y en a que des
pires, et il n’y a guère moyen d’exécuter une
sentence de mort sans se retrouver, à un moment ou à un
autre, en contravention avec l’article de la
charte des Nations Unies.
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un extrait