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Anthropologie
Maritime
M A N O F A R A N
H O M M E D’ A R A N
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ALGUES, EMBARCATION, MAISON
(si vous citez cette page, merci de
mettre en référence son adresse)
ALGUES Le
varech —qualifié de goémon en Normandie
et Bretagne— est ramassé après les tempêtes ou
forts coups de vent de mer. Une petite partie est
mélangée fraîche au sol, pour amender le sol des
champs de pomme de terre, alors que des quantités
considérables sont empilées pour le séchage. Le film ne
montre pas ce que l’on faisait de ces empilements,
incinérés (travail des hommes) une fois l’an afin
d’obtenir du carbonate de calcium ou soude,
vendu ensuite à l’industrie chimique (important
emploi en verrerie) jusque vers la fin du 19e.
EMBARCATION Engin
d’expression masculine par excellence (pêche
essentiellement, un peu de transport, surtout pour des
transbordements), le curagh (ou curragh
ou currach… prononcer 'kârœx, 'kârœ) est
une embarcation traditionnelle de l’Irlande,
montée par un homme ou plus (jusqu’à quatre) à
rames (et parfois à voile, ce que l’on ne
voit pas dans le film), faite de calicot ou de toile
tendue sur une carène de bois légère et rendue
étanche par enduit de coaltar (goudron de houille).
Ce type d’embarcation remonte très loin dans
l’histoire et a perduré jusqu’au 20e
siècle. Malgré sa fragilité apparente (on peut y
porter des pampooties à bord mais pas des
chaussures), les curraghs sont extrêmement
performants, particulièrement dans la forte houle
et les tempêtes, leurs défauts apparents en
faisant leurs qualités (légèreté, maniabilité,
rapidité de réaction) entre des mains expertes.
Il y a allusion au kayak montré dans Nanook of
the North, embarcation tout aussi composite,
crée avec une remarquable économie de bois (pour
des raisons environnementales évidentes), réservée à
la seule structure (lattes de bois), pouvant être fabriquée
localement. ‘TIGER’
KING,
le pêcheur (équivalent chasseur de Nanook)
est montré en réparant un, bouchant un orifice avec une pièce
de calicot imperméabilisée au goudron,
vulcanisant les bords avec de la tourbe
enflammée pour assurer une bonne adhérence à la
coque.
MAISON La
maison représente le refuge de l’unité familiale,
lieu paisible de réconfort et de repos, la civilisation
dans sa construction, là où évolues toutes les générations
et les sexes, mais aussi la rusticité avec le côtoiement
des humains et de quelques animaux domestiques
qui ailleurs n’y ont pas leur place. Elle est de type
traditionnel, murs épais de pierre et crépi
blanc, couverte d’un chaume de seigle. La
caméra à l’intérieur (recréé de toutes pièces pour
les besoins du film) en fait une description par l’image
avec comme principaux éléments le foyer à même le
sol, alimenté de tourbe, la marmite de
cuisson des pommes de terres, une lampe à huile.
Indirectement, la maison environnée de lande montre un
détail, celui de la diffusion du mode
d’habitat, commun à l’Irlande, de même
que les divers ustensiles témoignant d’échanges
avec la Grande Île.
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