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“BUSHMAN
QUOOOOI maintenant ? Les Frenchies ? Discuter ce que nous recevons en direct de Dieu ? Jamais ! Jamais ! Ce serait toute perte pour Lee Raki et faire le jeu de sa dame ! Nous ne discuterons RIEN AVEC LES FRENCHIES.
D’ailleurs même lorsqu’ils parlent anglais nous ne les comprenons pas... avec tous ces mots qu’ils ont dans la bouche !
Oh et puisque les Frenchies s’opposent, je vais lancer une fatwa shit contre eux et cette.. ce... sa dame obscène ! Tremble, sa dame obscène ! Sa dame obscène ne défiera plus. Les Frenchies font le jeu de sa dame obscène ? Demain je ne veux plus entendre le mot « french » en rien ni pour tout. I gonna murder the French language ! Dorénavant à partir de maintenant et avec l’aide de Dieu, thanks God, nous voulons : French toasts ? Qu’on dise : toasts de la liberté !
Plus il énumère, plus il monte le ton de sa voix
French fries ? Frites de la liberté ! French windows ? Qu’on les appelle French doors ! Mustard French ? Moutarde forte ! French dressing ? Robe de la liberté ! French heel ? Anguille de la liberté ! French kiss ? Rouler une pelle ! French... French...
POWER French Canadians ?
BUSHMAN Des séparatistes !
POWER French letter ?
BUSHMAN Lettre de liberté !
BURNFIELD French knicker ?
BUSHMAN French knackers ? Couilles de la liberté !
POWER La soprano Amerequin Jessie Norman ?
BUSHMAN ??
POWER Les Frenchies l’adorent. C’est elle qui, invitée par les Frenchies, a chanté l’hymne national frenchy lors du trois centième anniversaire de la Révolution Française ! Un sacré honneur; moi qui suis militaire...
BUSHMAN Hé bien nous ne voulons plus qu’elle chante ni pour eux ni pour les révolutions ! Qu’ils trouvent quelqu’un d’autre pour leur quatre centième anniversaire !
POWER Liberty statue ? Ben oui ! Elle nous a été offerte par les Frenchies ! Et le pays de la liberté c’est nous.
BUSHMAN
Hé bien on l’appellera « statue française » leur statue, voilà ! On va pas se laisser emmerder par les Frenchies, non ?
”
Extrait
de : Georgette Sable
«Trois paix pètent et mille boum-boum», Acte I, Game is over, Scène 3
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